L'actualité du club

Separation_article

Separation_article

Point de vue de nos 7 marathonien(ne)s


Point de vue de nos 7 marathonien(ne)s (cuvée de printemps 2018)

Bruno (Marathon de Montpellier, 25 mars), Thierry (Saumur, Marathon de la Loire, 29 avril), Éric, Serge et Joëlle (Marathon d’Albi, 29 avril), Patrick et Michel (Marathon de Sénart, 1er mai). Objectifs atteints pour tous sauf Éric contraint à un entraînement allégé à la suite d’une tendinite.

Joëlle : 11ème marathon et 4ème en championnat de France. Toujours un petit comité de femmes pour le championnat (72 contre 56 l’année dernière). Parcours avec un aller et retour le long du Tarn qui permet d’encourager Eric et Serge. Marathon réalisé en negative split, j’ai été bien boostée sur la fin par une accompagnatrice de Boulogne sur mer qui motivait le coureur qu’elle coachait : « allez, on ne lâche pas, l’entraînement, il sert à ça, tout le monde a mal... ». 3h49 (24 sur 27 M2F sur le championnat de France, 27 sur 50 M2F globalement), et… qualifiée pour 2019 !

Serge : 19ème marathon et l’épreuve de tous les dangers après une série de courses largement catastrophiques dans ce format. Après une préparation des plus sérieuses et une orgie de kilomètres pendant tout l’hiver, le travail a enfin payé avec un 3:21:47 parfaitement maîtrisé, comme dans le bon vieux temps, sous forme d’un léger negative split également (comme quoi, c’est parfaitement faisable). Les 4 derniers kilomètres sous une pluie battante ne m’ont pas ralenti et quel plaisir de reprendre encore quelques coureurs au sprint, dans les 300 derniers mètres sur la piste du stade. OK, je passe à côté de la qualification pour moins de 2 minutes mais ce n’était pas l’essentiel et puis, il me reste une chance de rectifier le tir à Caen le 10 juin prochain !

Patrick : 2018, très bon millésime pour Sénart ! Avec une météo idéale,  (un peu anxiogène au départ, un petit 2°... juste de quoi gamberger un peu... pas trop de vent et 10/13° à l'arrivée), un parcours connu et un peu plus difficile en 2ème partie, malgré la descente à l'arrivée... Presque que du bonheur, un millier de coureurs et plusieurs milliers de spectateurs pour les encourager au long du parcours. Les kilos défilent vite jusqu’au 25ème, puis un peu moins vite, mais sans passage à vide pour moi, bref, que du bonheur. Comme je l'avais dit à Michel, il a dû m'attendre un peu à l'arrivée, mais ensuite c'est moi qui ai dû l'attendre pour son podium, bien mérité, auquel il ne croyait pas. Bravo à tous les participants et merci au coach !

Michel : C'est mon premier marathon ! La préparation a été dure, avec pas mal de volume pour habituer le corps à utiliser de l'huile de friture quand le kérosène se fait rare. Je décide de partir avec le meneur d'allure 3h15 pour éviter de gamberger. L’autre avantage est que l’on voit moins le premier semi passer en discutant. Le parcours traverse des villages, avec beaucoup de public pour nous encourager. C’est très sympa et très bien organisé. 3H13 au final, et, surprise, champion de l’Essonne Master 2 ! Il y a bien sûr des coureurs licenciés bien plus rapides que moi dans ma catégorie en Essonne, mais ils n’étaient pas là, ou n’ont pas couru à leur niveau. C’est la magie des championnats. Un grand merci à Patrick qui m’a convaincu d’attendre les podiums, et à Serge pour son plan musclé !

Bruno : 12ème marathon pour moi, je compte encore ces épreuves qui ponctuent ma vie de coureur. Cette année j'ai choisi d'aller à Montpellier. Nous sommes environ 2.000 sur la ligne de départ ; certains partent pour un semi, d'autres pour un marathon relais, nous sommes 700 à courir un marathon individuel. Même en arrivant très tard, il n'est pas trop difficile de se faufiler parmi les coureurs pour se rapprocher de son meneur d'allure préféré. Je sais que je ne tiendrai pas mais je ne peux pas m'empêcher de garder en vue le meneur d'allure de 3h15, enfin pendant les 18 premiers kilomètres seulement… C'est à ce moment que ma hanche m'a trahi, je ne m'attendais pas à une trahison de la hanche ! Je ne lui en veux pas, elle m'a quand même permis de poursuivre et de franchir la ligne d'arrivée en moins de 3h30, ce qui est remarquable pour moi. La météo y a mis du sien, il faisait doux, pas de pluie et surtout pas de vent que j'appréhendais. La première partie du parcours n'est pas vraiment glamour, le parcours longe la route et traverse des zones commerciales; la suite est beaucoup plus agréable, on traverse des marinas, on court le long des étangs, j'aurais aimé un peu plus d'encouragements de la part des flamands roses mais c'est déjà sympa de leur part d'être venu. On longe le Lez, on passe les écluses, avant de se retrouver, enfin, en plein centre-ville ,là-même où j'étais 210 minutes plus tôt. Tout ça pour ça !

Thierry : 15ème marathon après une préparation de deux mois concoctée par Serge je me présente sur ce marathon avec une certaine appréhension.

En effet, le marathon du Futuroscope 2017 fut un cauchemar pour moi : un chrono en plus de 5 heures 15 sous une chaleur de 35 degrés.

Sur celui-ci, 12 degrés sous une légère pluie qui s’arrêta au bout de 5km, les 21 premiers kilomètres se sont passés parfaitement bien et ce, à ma grande surprise, jusqu'au 35ème.

Après les jambes commencent à être dures, la foulée plus lente avec quelques crampes, c’est là que le mental prend le relais et les meneurs d’allure commencent à prendre de l’avance sur moi au 38ème.

Mais j’entends autour de moi qu’ils ont trois bonnes minutes d’avance : le moral revient, surtout en voyant la ville de Saumur et son magnifique château surplombant la Loire. Enfin, la fin avec un chrono de quatre heures.

Pour leur deuxième édition, ils font fort : bonne organisation avec de beaux lots et une belle médaille pour un prix d’inscription raisonnable, certains gros marathons sont minables à côté. Seul petit problème : les ravitaillements sur la première partie du marathon avaient du mal à suivre.

Eric :

2 mars 2017, j’ai 50 ans et passe Master 2 en langage FFA. J’ai connu les premiers plaisirs de courir, les émotions des arrivées des marathons, les grandes aventures des 100 kms, un trail en montagne, un abandon, des blessures, des sourires, des encouragements par milliers. Alors que faire pour exciter de nouveau les gambettes.

La réponse est venue d’un tabloïde FFA : temps qualificatif au championnat de France dans ma catégorie : moins de 3h20. Voilà le truc, simplement sans prétention, laisser une trace indélébile à ma portée qui, quelque part, résumerait mon vécu de coureur.

1er mai 2017 : marathon qualificatif de Sénart. Tenir malgré le vent contraire et assurer la qualif : 3h18 bingo j’ai mon billet.

L’expérience m’a appris que pour une course il faut s’inscrire, prendre le départ et arriver. J’avais juste oublié une étape primordiale : courir. Une tendinite à l’insertion du talon d’Achille en janvier me l’a rappelé. Un mois d’arrêt suivi de séances de kiné, d’ondes de chocs. Puis la reprise progressive où j’ai découvert ce que vit un débutant. En fait c’est super dur comme sport ! Et puis les sensations sont revenues avec le semi de Paris et les quelques heures d’entrainements avec notre coach spécial longue distance « Serge ». Je pourrai donc me rendre aux Championnats de France de marathon à Albi.

Le championnat est un marathon comme les autres, ouvert à tous, mais les qualifiés se distinguent par un dossard supplémentaire dans le dos indiquant leur catégorie. Ainsi, vous devenez un joli petit gibier pour l’athlète derrière vous et à l’inverse un heureux chasseur visant le coureur devant. Autre privilège, un tee-shirt estampillé « Championnat de France » et un sas préférentiel en première ligne.

29 avril 2018. Me voilà dans le sas préférentiel. C’est trop bon de profiter de l’instant présent. Malgré le peu d’entrainement, je vais tenter de battre mon record personnel. Et c’est parti. L’espoir s’arrêtera au semi où, ne pouvant tenir l’allure, le cerveau qui fait tout pour vous arrêter au moindre coup de mou, décida « qu’il en avait marre de courir vite » et qu’il fallait profiter plus doucement du parcours le long du Tarn. Et, petit à petit, les jambes se tétanisent et le rythme s’amenuise. Je vis passer le meneur d’allure des 3h30 « à une vitesse vertigineuse » pour moi à ce moment. Le meneur d’allure 3h45 passe. « Viens, viens avec nous ». Il m’emmena 500 mètres. Je franchis la ligne en 3h47, heureux d’avoir pu participer à ces Championnats et savoir qu’un jour, je l’espère, mes petits-enfants pourront dire : papy a couru les championnats de France de marathon.

Voilà ce que j’adore sur cette distance, vous ne savez jamais ce qui va vous tombez sur la tête. Qualifié à moins de 3h20, vous finissez comme une loque sous la pluie à 8/9 kms à l’heure. Souvent « banalisée » par les trails de 150, 200 kms et j’en passe, elle reste néanmoins une course à ne pas prendre à la légère dans laquelle le corps et l’esprit se trouvent rassasiés d’émotions.

A l’image de Michel, c’est avec plaisir que je vois les « jeunes » débuter sur cette distance et revenir heureux de l’expérience. Alors si vous le pouvez : tentez l’expérience des 42,195 kms.

 

JoelleEtSerge